En mars auront lieu les élections municipales, dans un contexte de crises politiques internationales et nationales qui ont des répercussions directes sur les budgets des collectivités.
Dans nombre d’entre elles, la crise budgétaire sert de prétexte à une dégradation du dialogue social et des conditions d’exercice du droit syndical. Pour la FSU Territoriale, cette situation est d’autant plus inacceptable que les salaires stagnent et les conditions de travail se dégradent, entraînant des difficultés de recrutement, une usure professionnelle, une perte de sens pour les agents. Elle a également des conséquences sur la qualité du service rendu à la population.
Les agent.e.s sont pourtant encore en première ligne, chaque jour, pour faire fonctionner les écoles, les crèches, les services sociaux, les services techniques, la propreté, la culture, le sport, l’état civil et l’accompagnement des populations les plus vulnérables. La FSU Territoriale rappelle que notre versant de la fonction publique est fortement marqué par une proportion excessive de contractuels précaires, de temps incomplets imposés, de carrières bloquées, de régimes indemnitaires inéquitables ou inexistants et un manque criant de perspectives professionnelles.
Alors que les politiques d’austérité au service des grandes entreprises et des actionnaires entraînent un appauvrissement d’une part toujours plus grande de la population, un service public de proximité fort et adossé à un statut protecteur pour les agent.e.s, est d’autant plus nécessaire pour maintenir la cohésion sociale du pays.
Face à la montée des idées réactionnaires et excluantes, face à celles et ceux qui cherchent à diviser en désignant des boucs émissaires en fonction de l’origine ou de la religion, qui pointent du doigt les catégories de population les plus vulnérables désignées comme « assistées », la FSU Territoriale réaffirme lors de cette période son engagement pour un service public local accessible à toutes et tous, vecteur d’égalité, de solidarité et levier de cohésion sociale.
C’est pourquoi, alors que se multiplient les attaques politiques et médiatiques contre les agent.e.s de la fonction publique, en particulier de la fonction publique territoriale, la FSU Territoriale s’adressera aux candidat.e.s pour rappeler ses revendications en matière de salaire, de carrière et de renforcement du statut, au bénéfice des agent.e.s et du service public local.
Motion adoptée à l’unanimité à Pantin, le 6 février 2026
L’agent.e candidat.e à une élection municipale : des limites mais des droits !
Au sein de la fonction publique territoriale, de nombreux.ses agent.es, titulaires comme contractuel.les, manifestent le souhait de s’investir dans la vie démocratique de leur territoire. Qu’ils-elles soient agent.es administratifs.ves, techniques ou sociaux, leur proximité avec les réalités locales nourrit souvent une envie légitime de participer à la gestion publique en tant qu’élu.e. Comme tout citoyen, les agent.es territoriaux.iales ont la possibilité de se porter candidat.es aux élections municipales. Si leur statut particulier leur impose des limites et quelques précautions, les agent.es territoriaux ont aussi des droits !