CommuniquésConseil départemental de l’Hérault

La FSU rencontre Kléber Mesquida le 3 octobre

Fin juillet 2019, le Président de la collectivité départementale, Kléber Mesquida a écrit aux organisations syndicales pour les inviter à une première rencontre ayant « pour objet d’ouvrir des échanges et de définir le sommaire et le cadre d’intervention des futures négociations […] en vue de conclure un éventuel protocole d’accord ». Cette rencontre se déroulera le 3 octobre prochain. Lors des élections professionnelles de 2018 la FSU avait promis de la transparence mais aussi de faire ce qu’elle disait après avoir dit ce qu’elle voulait faire. Vous trouverez donc ci-dessous la lettre d’intention de notre syndicat qui fixe, en accord avec les orientations décidées par nos adhérents lors des élections, les contours de ce que nous souhaiterions voir apparaitre sur ce protocole et les suivants.

 

« Monsieur le Président,

 Nous avons le plaisir de répondre favorablement à votre invitation d’engager des négociations visant à valider collectivement un futur protocole. La FSU Territoriale, portant une légitimité acquise par les urnes en décembre 2018, souhaite préalablement porter à votre connaissance les axes définis comme prioritaires par les agent-e-s de votre collectivité et adhérent-e-s de notre syndicat.

 Dans votre invitation vous appelez les organisations à se montrer responsables dans leurs propositions, en prenant en compte « la conjoncture financière de la collectivité » notamment « au regard des perspectives de réformes fiscales ». Ces responsabilités doivent aussi être appréhendées au regard des éléments factuels qui constituent le quotidien des agent-e-s du département : de trop faibles rémunérations, des avantages collectifs inexistants, un fort besoin de réduction des inégalités femmes/hommes et d’innovations en matière d’écologie au travail. Par conséquent, si nous partageons votre souci d’être extrêmement attentif aux dépenses des deniers publics, la précarisation des agent-e-s dans un contexte de réformes qui leurs seront extrêmement défavorables nous amène à proposer des mesures fortes et pour certaines peu coûteuses. Par contre, toutes sont à la hauteur des enjeux de progrès social que nous souhaitons porter, et ce conformément à nos engagements envers l’ensemble des agents de la collectivité lors des dernières élections.

Toutes ces mesures rapporteront à la collectivité dans la mesure ont elles permettront de vivre mieux la vie au travail et de la concilier davantage à la vie personnelle et familiale.

 Conformes à nos revendications portées à l’occasion des élections professionnelles ces propositions touchent chacun des axes prioritaires pour les agent-e-s : l’égalité femmes/hommes, les rémunérations et le pouvoir d’achat, que nous ne faisons le choix d’inscrire dans un souci d’écologie au travail… »